LES TESTINGS ABUSIFS OU « L’ARROSEUR ARROSÉ »

UNE TRÈS BELLE VICTOIRE DU SNDLL :

Le SNDLL est toujours “monté au créneau” contre les testings qui se nourrissent de la seule volonté du sensationnel et veulent discréditer les discothèques et leurs exploitants.

Notre métier est difficile. Nous n’avons pas de pouvoirs de police et sommes responsables si nous ne tenons pas bien nos établissements ! Parfois même des discothèques ont une clientèle spécialisée (rétro, gay, black etc) et le droit à la différence est aussi fondamental que celui à l’intégration.

Tel n’était pas le cas de l’ALEGRA, membre du SNDLL mais qui a refusé “normalement” des clients dans le cadre de son fonctionnement. Sans discrimination ni racisme. Mal lui en a pris de faire son travail. Lourdement condamné en première instance, l’avocat du SNDLL, Maître Henri de Beauregard, est allé assister l’exploitant en APPEL et obtenu l’excellente décision évoquée ci-dessous.

L’article parle de lui-même. C’est un véritable traquenard qui avait été tendu à la discothèque !

On peut déplorer que les “défenseurs de l’intégration” (?) qui est avant tout un problème économique et social (droit au travail, au logement etc.) veuillent se défendre sur le créneau anecdotique des discothèques. Pour ne pas poser les vrais problèmes ? Ceux qui font des testings ont-ils réagi quand un DJ a été battu à mort au BLANC-MESNIL il y a quelques mois ?

Morale à géométrie variable, morale choquante.

Les discothèques en ont assez d’être des “boucs émissaires” d’une société malade. Il est temps de nous laisser faire notre travail qui est celui d’être une soupape aux jeunes malmenés par la société actuelle. Nous fournissons à TOUS les jeunes (et moins jeunes) une occasion unique d’être ensemble, de s’amuser ensemble. Nous sommes par nature des lieux d’intégration où toutes les couches sociales et les origines se côtoient, se fondent, échangent.

Quel autre lieu mélange ainsi des jeunes de tous horizons ? Aucun. On devrait aider, assister, subventionner les discothèques qui sont un facteur de cohésion sociale irremplaçable.

Espérons que cette décision en APPEL fera réfléchir. Car là est l’enjeu : il faut réfléchir au rôle des discothèques et non les discriminer, elles, en les montrant sans cesse du doigt.

Oui, les discothèques et les jeunes sont trop discriminés dans notre pays.

On ne rend service ni à ce dernier ni à nos clients en les traitant de la sorte !