HIER SOIR À 20h00 NOUS AVIONS UN CALL AVEC BERCY

HIER SOIR À 20h00

NOUS AVIONS UN CALL AVEC BERCY

 

 

Cher.e.s ami.e.s, chers.e.s exploitant.e.s

 

Tout d’abord, ce compte rendu date de hier soir mais est mis en ligne à l’issue de l’intervention publique d’Olivier VERRAN. En effet, nous avions pris l’engagement hier soir de ne pas nous exprimer tant que le Ministre de la Santé n’ait pas rendu public ses positions.

 

Deux heures avant la réunion nous avons été destinataires d’une invitation à un call à 20h00. La situation liée à l’évolution plutôt exponentielle de la pandémie Covid-19 motivait cette réunion.

 

Félicitons-nous de ce type d’initiative destinée à recueillir nos avis avant les prises de décisions.

 

De quoi s’agissait-il ?

 

Le Conseil de Défense Sanitaire de ce mercredi matin a décidé de prendre des mesures complémentaires afin de tenter de limiter l’évolution de cette pandémie.

 

Nos interlocuteurs nous ont présenté la situation et ont souhaité connaitre nos positions sur un renforcement des mesures de prévention (port du masque en ERP) en nous indiquant aussi que des contrôles s’intensifieraient sur l’obligation de l’accès avec un passe sanitaire dans les établissements concernés par cette mesure.

 

Ils nous ont indiqué que le Ministre Olivier VERRAN devrait faire des annonces aujourd’hui.

 

Avec l’UMIH, l’AFEDD et le SNDLL, nous avons longuement échangé pour analyser la situation générale des discothèques et convenu de défendre, de manière commune, l’intérêt des discothèques de France.

 

L’enjeu est de taille : Tout doit être mis en œuvre pour éviter le pire !

 

Bien évidemment, nous avons rappelé que les discothèques ont été traitées complètement différemment des autres secteurs d’activité.

 

Pour mémoire, lorsque nous nous sommes retrouvés à l’Élysée devant le Président de la République le 21 juin dernier, souvenez-vous : Nous avions longuement échangé avec lui sur le passe sanitaire qui était imposé seulement aux discothèques et sur l’obligation de contrôle d’identité associée à la présentation du passe sanitaire. Nous sommes toujours les seuls à pratiquer ce double contrôle.

 

Aujourd’hui, la rigueur exemplaire de nos exploitants a permis d’éviter qu’un cluster soit identifié et personne de bonne fois ne peut contester cette réalité.

 

C’est la raison pour laquelle avant d’imposer aux discothèques de recourir au port du masque à leur clientèle, par exemple, ou au retour de la jauge, nous avons défendu l’idée de généraliser les contrôles du passe sanitaire et de la cohérence de l’identité de personne qui le présente à l’ensemble des autres métiers de manière à combattre les tentatives de fraudes.

 

Nous avons donc demandé que soit mis en place la même procédure que celle imposée aux discothèques dans tous les ERP.

 

Les associations sportives, culturelles etc qui elles aussi, organisent de très nombreux rassemblements sans être soumises à ces contrôles doivent selon nous se voir imposer cette approche sanitaire.

 

Soit un problème de santé publique, suffisamment grave, existe dans notre pays et dans ce cas tout doit être mis en œuvre pour l’endiguer, soit le Gouvernement tolère le « deux poids deux mesures » et en assume la responsabilité sur le plan sanitaire, sans en rajouter pour notre profession.

 

Pour ce qui nous concerne, nous avons accepté les contraintes imposées aux discothèques et avons fait preuve d’exemplarité, alors nous ne comprendrions pas que l’on vienne nous imposer des mesures supplémentaires.

 

Quelle que soit la situation sanitaire, la jeunesse conservera l’envie de faire la fête et la fera.

 

Ajouter des restrictions aux discothèques c’est prendre le risque de retrouver, comme en 2020, des soirées clandestines dans des lieux par nature non sécurisés à tous égards.

 

Quatre mois et demi après notre ouverture, nous venons juste de retrouver un niveau d’activité convenable, nous tentons avec difficulté de reconstituer une trésorerie totalement évaporée par cette crise covid-19 et nous voici déjà confrontés à un risque majeur.

 

Le Gouvernement doit faire preuve de cohérence. La première chose à mettre en œuvre, à l’échelle du pays, c’est la généralisation de la procédure imposée aux seules discothèques.

 

Une fois cette prévention mise en place nous pourrons alors éventuellement refaire un point de situation.

 

Voici chers ami.e.s très exactement le contenu de ce que nous avons formulé à Bercy hier soir, mercredi 24 novembre 2021.

 

À très vite,

 

 

Christian JOUNY                                                                                               Patrick MALVAËS