AUDIENCE AU CONSEIL D’ÉTAT DE CE MATIN 20 DECEMBRE

AUDIENCE AU CONSEIL D’ÉTAT DE CE MATIN 

 

Comme nous l’avions annoncé, ce jour lundi 20 décembre 2021, le SNDLL, et son conseil, maître Henri de Beauregard, ont défendu l’intérêt de la profession en dénonçant le contenu du décret du 7 décembre dernier auprès du Conseil d’Etat à l’audience de 10h30 ce lundi matin.

 

Henry de Beauregard et Christian Jouny au Conseil D’Etat
Henry de Beauregard et Christian Jouny au Conseil D’Etat

 

 

Patrick Malvaës, Christian Jouny, Aymeric Chefd’hotel et Henry De Beauregard avaient longuement préparé l’audience de ce matin.

 

 

À l’issue de l’audience, nous notons simplement que concernant l’affirmation des représentants du Gouvernement selon laquelle nos établissements « seraient des lieux de contaminations avérées », ces derniers  sont restés sans voix lorsque Christian Jouny leur a clairement demandé : “lesquels ? A quels endroits ? Combien de personnes ? A quelles dates ?

Réponse formulée:  « Nous n’avons rien à ajouter à ce que nous avons dit »…

 

Les représentants du Gouvernement n’ont donc aucun élément sanitaire avéré à nous apporter. Ils cherchent à justifier la fermeture des discothèques sans être en mesure de présenter le moindre élément probant.

 

Ceci ne présage évidemment en rien de la décision qui sera rendue par le Conseil d’Etat, toutefois, lorsque le SNDLL indique que le Gouvernement fait de la politique et livre à l’opinion publique la profession “discothèque” comme un gage en fermant arbitrairement nos lieux, l’audience de ce matin est selon nous plutôt révélatrice sur le fondement de la décision.

 

Le Gouvernement veut donner l’impression au pays qu’il prend des décisions sanitaires alors qu’il sait pertinemment qu’en fermant 1200 discothèques, il ne règlera en rien l’évolution de la pandémie.

 

Les représentants du Gouvernement n’ont pas été en mesure de contester cet argument et répondent que « la fermeture des discothèques est une mesure de freinage ».

 

L’étude ComCor sur laquelle ils ont tenté de s’appuyer n’a à aucun moment démontré sa légitimité scientifique :

  1. Elle est le résultat de sondage de personnes qui se prononcent sans aucune certitude sur leur lieu de contamination
  2. Elle porte sur l’ensemble des lieux festifs sans jamais les définir. (Exemple : l’étude parle de « Nightclub » en langue anglaise ce qui recouvre les BAM comme les discothèques.)
  3. Les discothèques – ERP de type P – sont infiniment minoritaires de ces lieux festifs et pourtant ce sont les discothèques que le Gouvernement décide de fermer.

 

Ce matin, nous retenons que le Gouvernement n’a pas été en mesure d’apporter des éléments objectifs quant à la motivation de cette décision arbitraire, incompréhensible et scandaleuse de fermeture.

 

Les seuls lieux sûrs et sécurisés sont à ce jour les discothèques. Nous l’avons répété à plusieurs reprises ce matin au Conseil d’Etat.

Pourtant ce sont ces lieux, dans lesquels aucun cluster n’est apparu depuis des mois, que le Gouvernement a décidé de fermer.

La stigmatisation est flagrante, la discrimination est avérée et tout ceci est contraire à toutes les règles déontologiques de gestion d’une crise quelle qu’elle soit…

 

La migration de la clientèle qui fréquente nos discothèques se fera en direction de lieux moins sécurisés où la cohérence du passe sanitaire avec l’identification de la personne qui le présente ne sera pas effectuée et conduira à une prolifération de l’épidémie.

 

En maintenant nos discothèques fermées le Gouvernement crée une situation paradoxale, en pleine crise sanitaire il ferme le seul endroit dans lequel aucune dérive n’a été constatée, dans lequel aucun cluster apparu : c’est tout simplement invraisemblable.

La conséquence est déjà connue : reprise de l’épidémie en Janvier et maintien de notre fermeture !

 

Désormais nous attendons la réponse du Conseil d’Etat  qui interviendra d’ici mercredi ou jeudi au plus tard.

 

A très vite

 

 

Christian Jouny              Aymeric Chefd’hotel               Patrick Malvaës